Etape 7 : Tournai-Ypres (70 kms)

 

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Oostende_2013_438Eviter les grandes agglomérations. Eviter à nos roues, Roubaix. Sa circulation intense. Sur notre route, Le bourg de Néchin. L’exilé fiscal Gérard Depardieu l’a sorti de l’anonymat. A la sortie du bourg, nous croisons Carmen à la sortie d’une boulangerie. Elle nous parle d’abord de sa fugue à vélo lorsqu’elle avait vingt ans. De la liberté rêvée. Elle habite sur la ligne frontière entre la France et la Belgique. Nous l’accompagnons chez elle pour retrouver son mari. Il est sur le pas de la porte. Nous rentrons une fois de plus dans un intérieur. On nous fait confiance.

Oostende_2013_456 Sur la route, nous demandons souvent notre route. Un représentant de commerce range son matériel dans le coffre de sa berline. Il se retourne, nous lui demandons notre chemin. Sa réaction est immédiate : «  Je suis peut-être indiscret mais quelle est votre destination finale ? » « Ostende ». L’homme m’explique les différentes étapes en ponctuant ses indications avec un « Monsieur, notez ! » qui ne souffre aucune ambiguïté. Je dois m’exécuter. La scène est d’un comique redoutable. Peu de temps après nous passons sans trop nous en rendre compte dans la région des Flandres néerlandaises. Le changement linguistique est brutal. Les panneaux publicitaires nous le rappellent. Le paysage se transforme. Il devient plat et la route n’est plus qu’une longue ligne droite infinie. Ennuyeux en vélo. Les cyclistes que nous croisons ne nous rendent plus le bonjour que nous leur adressons. La rigidité de la route se traduirait-elle chez les habitants de la région ? Fausses impressions ?

Oostende_2013_460 Oostende_2013_464A Ypres, même sensation désagréable. Nous prend-on pour des wallons ? Sans doute. Dans cette ville de 36 000 habitants détruite pendant la Grande Guerre, le débat actuel concerne la Grand Place qui doit changer de physionomie, ce qui n’est pas du goût de beaucoup. Ypres, entièrement reconstruite après 1918, ressemble à ses sœurs néerlandaises avec ses hautes maisons flamandes. Ici, pour circuler à vélo, tout est plus facile. Bandes cyclables et respect de la part des automobilistes. En Flandre, la barrière linguistique nous pose quelques problèmes et ne facilite pas les rencontres.

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Stéphane Harter

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